🔎 Ce guide a une vocation informative. Il ne constitue pas un conseil juridique, fiscal ou professionnel. Pour toute situation spécifique, rapprochez-vous d'un avocat, d'un expert-comptable ou d'un conseiller spécialisé.
Vendre en ligne sans stock, sans entrepôt et sans gérer d'expéditions : c'est la promesse du dropshipping. Ce modèle réduit fortement les coûts de départ d'une boutique en ligne. Mais avant de vous lancer, une question s'impose : est-ce vraiment légal ?
Réponse courte : oui. Le dropshipping est autorisé en France et dans la plupart des pays. Il devient risqué, voire illégal, lorsque le vendeur trompe ses clients, vend des produits contrefaits ou dangereux, néglige ses obligations fiscales ou ignore les règles des plateformes sur lesquelles il vend.
Statut juridique, TVA et douane, CGV, RGPD, marketplaces : voici le cadre français et européen à maîtriser pour lancer votre activité en toute conformité.
Le dropshipping est-il légal en France ?
Oui, le dropshipping est légal en France. C'est un mode de vente à distance reconnu : vous vendez des produits sans les stocker, et votre fournisseur les expédie directement à vos clients. Comme tout e-commerçant, vous devez simplement respecter le droit français et européen qui encadre la vente de marchandises.
Sur le plan juridique, une boutique en dropshipping reste une boutique comme les autres. C'est vous qui vendez au client, même si un tiers prépare et expédie la commande. Vous répondez donc des produits vendus, des fournisseurs choisis, des marchés ciblés et des promesses faites dans vos communications commerciales. Votre niveau de risque dépend directement de ces quatre paramètres.
Les règles varient aussi d'un pays à l'autre. Dans l'Union européenne, les e-commerçants doivent informer clairement le consommateur sur le produit, le prix, les frais et les délais de livraison. Les acheteurs en ligne disposent en outre, sauf exceptions, d'un droit de rétractation de 14 jours. Vous vendez hors de France ou vous vous approvisionnez à l'étranger ? Vérifiez la réglementation de chaque pays concerné : celui où vous êtes établi, ceux où vous vendez et ceux d'où viennent vos produits.
Avant de vous lancer, faites relire par un professionnel du droit vos contrats fournisseurs, vos conditions de retour, vos clauses de responsabilité produit, la répartition des responsabilités d'expédition et vos politiques visibles par les clients. Côté sourcing, privilégiez des applications de dropshipping qui sélectionnent et vérifient leurs fournisseurs.
Comment fonctionne le dropshipping ?
Le dropshipping est une méthode de vente en ligne dans laquelle le commerçant ne détient aucun stock. Le principe tient en trois temps :
- Le client passe commande sur votre boutique en ligne.
- La commande est transmise automatiquement à votre fournisseur, qui prépare le colis.
- Le fournisseur expédie le produit directement au client final.
Pendant ce temps, vous vous concentrez sur ce qui fait vendre : le marketing digital, l'expérience d'achat et le service client.

Attention : déléguer la logistique ne revient pas à déléguer la responsabilité. Aux yeux de la loi, vous restez le vendeur. Les obligations détaillées ci-dessous s'appliquent donc pleinement à votre boutique.
Les obligations légales du dropshipping
Ne pas gérer directement les stocks ne vous dispense d'aucune obligation envers vos clients. Voici les points de conformité à vérifier avant de lancer votre activité.
- Statut juridique et responsabilité
- Protection du consommateur et sécurité des produits
- TVA, droits de douane et impôts
- Mentions légales et CGV
- Protection des données (RGPD)
- Produits réglementés
- Sanctions internationales et embargos
- Travail forcé et traçabilité
Statut juridique et responsabilité
Pour vendre légalement, vous devez déclarer votre activité et choisir un statut juridique. Ce choix détermine votre fiscalité, vos cotisations sociales et le niveau de protection de vos biens personnels.
La micro-entreprise reste l'option la plus simple pour tester un projet : formalités allégées, comptabilité réduite, cotisations calculées sur le chiffre d'affaires. Depuis 2022, le patrimoine personnel de l'entrepreneur individuel est séparé de son patrimoine professionnel. Cette protection a ses limites : en cas de fraude, de manquement grave ou de renonciation au profit d'un créancier, vos biens personnels peuvent encore être engagés.
Pour un projet plus ambitieux, une société (SASU, EURL, SAS ou SARL) sépare plus nettement les deux patrimoines et facilite une éventuelle levée de fonds. Pour trancher, comparez les deux options dans ce guide micro-entreprise ou EURL.
Pensez aussi au compte bancaire. Il est obligatoire pour une société. En micro-entreprise, un compte dédié devient obligatoire dès que votre chiffre d'affaires dépasse 10 000 € deux années civiles consécutives. Le plus simple : ouvrez-en un dès le départ, pour séparer vos flux et faciliter vos échanges avec les prestataires de paiement.
Protection du consommateur et sécurité des produits
Le droit français protège fortement l'acheteur en ligne. Vous devez garantir à vos clients un droit de rétractation de 14 jours, même si ce n'est pas vous qui traitez les retours. Fixez donc par écrit, avec chaque fournisseur, qui récupère les colis renvoyés, qui rembourse et dans quels délais.
Le prix affiché sur votre site doit inclure toutes les taxes et tous les frais obligatoires. Les délais de livraison annoncés doivent être réalistes et intégrer le temps de traitement de vos fournisseurs. Un délai sous-estimé sur une fiche produit, c'est la garantie de réclamations, voire d'un contrôle.
Vous répondez aussi de la sécurité et de la conformité des produits vendus. Même sans les fabriquer, vous pouvez faire l'objet de réclamations si des articles dangereux, rappelés, mal étiquetés ou soumis à restriction arrivent chez vos clients. Depuis décembre 2024, le règlement européen sur la sécurité générale des produits (RSGP) renforce d'ailleurs les obligations des vendeurs en ligne : informations sur le fabricant, avertissements de sécurité, gestion des rappels.
Pour limiter l'impact financier d'un litige, souscrivez une assurance responsabilité civile professionnelle et, selon vos produits, une garantie responsabilité civile produits.
TVA, droits de douane et impôts
Le dropshipping n'a pas de régime fiscal propre. La fiscalité du dropshipping suit les règles de toute activité de vente en ligne, avec trois points d'attention.
Côté TVA, vous appliquez la TVA française sur vos ventes à des clients en France, sauf si vous bénéficiez de la franchise en base. Pour les ventes vers d'autres pays de l'Union européenne, la TVA du pays de destination s'applique dès que vos ventes à distance intra-UE dépassent 10 000 € par an. Bonne nouvelle : depuis le 1er juillet 2021, le guichet unique OSS (One-Stop-Shop) vous permet de déclarer et payer cette TVA via un portail unique, sans vous immatriculer dans chaque pays.
Côté douane, la vigilance s'impose si vos fournisseurs sont situés hors de l'Union européenne. Les produits importés supportent la TVA à l'importation, que le guichet IOSS permet de collecter dès la vente pour les envois de 150 € maximum. Surtout, la franchise de droits de douane sur ces petits envois a disparu : depuis le 1er juillet 2026, un droit forfaitaire de 3 € par catégorie d'article s'applique aux colis de 150 € ou moins importés dans l'UE. Intégrez ce coût dans vos prix et vos marges, et tenez-en compte dans le choix de vos fournisseurs. Pour aller plus loin, consultez ce guide sur l'expédition internationale.
Côté impôts enfin, vous devez déclarer l'ensemble de vos revenus et payer l'impôt sur vos bénéfices : impôt sur le revenu en micro-entreprise, impôt sur les sociétés en société. Les marketplaces comme Amazon, eBay ou Etsy transmettent d'ailleurs chaque année à l'administration fiscale les revenus de leurs vendeurs (directive européenne DAC7), dès 30 ventes ou 2 000 € encaissés. Pour une vue d'ensemble, consultez ce guide complet de la fiscalité e-commerce.
Mentions légales et CGV
La transparence est au cœur des obligations du e-commerce en France. Votre site doit indiquer clairement qui vous êtes et à quelles conditions vous vendez.
Les mentions légales sont votre carte d'identité numérique. Imposées par la loi pour la confiance dans l'économie numérique (LCEN), elles précisent l'identité de l'entreprise, son numéro SIRET, son adresse et les coordonnées du responsable de publication. Rendez-les accessibles depuis toutes les pages du site, en général via un lien en pied de page.
Les conditions générales de vente (CGV) forment le contrat qui vous lie à vos clients. En dropshipping, elles comptent double : elles clarifient les responsabilités dans une chaîne logistique qui implique plusieurs acteurs. Vos CGV doivent couvrir tout le parcours client, de la commande au service après-vente :
- Les délais de livraison, en tenant compte des délais propres à vos fournisseurs.
- Le droit de rétractation de 14 jours et ses modalités d'exercice.
- La procédure de retour, souvent plus complexe en dropshipping.
- Les moyens de paiement acceptés.
- Les garanties légales applicables.
- La marche à suivre en cas de litige, avec les coordonnées d'un médiateur de la consommation.
Pour gagner du temps, partez d'un modèle de CGV puis adaptez-le à votre activité. Des CGV claires instaurent un climat de confiance avec vos clients, tout en vous protégeant juridiquement.
Protection des données (RGPD)
Le Règlement général sur la protection des données (RGPD) s'applique pleinement à votre boutique. Informez vos clients de l'usage de leurs données personnelles, recueillez leur consentement lorsqu'il est requis et sécurisez les informations collectées.
Cette obligation s'étend aux données transmises à vos fournisseurs pour expédier les commandes, ainsi qu'aux applications et prestataires qui traitent les données de vos clients : vous restez responsable de leur usage. En cas de violation de données, les conséquences sont concrètes : plaintes, contrôles de la CNIL, sanctions financières et restrictions imposées par certaines plateformes.
Produits réglementés
Certaines catégories exigent une vigilance renforcée : denrées et compléments alimentaires, cosmétiques, médicaments, dispositifs médicaux, produits pour enfants, alcool, appareils électroniques ou articles soumis à des normes de sécurité. Selon les cas, leur vente suppose des autorisations, un étiquetage précis ou des contrôles spécifiques. En France, la vente en ligne de médicaments est par exemple réservée aux pharmacies autorisées.
Avant d'ajouter ces produits à votre catalogue, vérifiez les règles françaises et européennes, ainsi que celles de vos canaux de vente. De nombreuses plateformes et prestataires de paiement interdisent ou restreignent fortement ces catégories.
Sanctions internationales et embargos
Certains pays, entreprises ou personnes font l'objet de sanctions ou d'embargos qui interdisent de commercer avec eux. Vous travaillez avec des fournisseurs internationaux ou vendez à l'étranger ? Vérifiez que vos partenaires, vos produits et vos clients ne sont pas concernés. Une vente réalisée par erreur vers une destination interdite peut engager votre responsabilité et donner lieu à une amende.
Travail forcé et traçabilité
Si vous importez des produits ou travaillez avec des fournisseurs à l'étranger, examinez les risques de travail forcé dans votre chaîne d'approvisionnement. L'Union européenne a adopté un règlement qui interdira, à partir de décembre 2027, la mise sur le marché de produits issus du travail forcé. Retenues en douane, restrictions d'importation, sanctions des plateformes, actions en justice : les conséquences peuvent être lourdes selon votre rôle.
Demandez à vos fournisseurs leurs documents de conformité, renseignez-vous sur les lieux de fabrication et écartez ceux qui ne peuvent pas expliquer où et comment leurs articles sont produits.
Les risques juridiques courants en dropshipping
Certains risques reviennent plus souvent que d'autres. Les connaître, c'est déjà pouvoir les anticiper et protéger votre entreprise.
- Contrefaçon et propriété intellectuelle
- Publicité mensongère
- Litiges avec les fournisseurs
- Sanctions en cas de non-conformité
Contrefaçon et propriété intellectuelle
La vente de contrefaçons figure parmi les risques majeurs du dropshipping. En tant que revendeur, vous êtes juridiquement responsable des produits que vous commercialisez, même si vous ne les stockez pas. Vendre une imitation d'un personnage sous licence, comme une figurine Disney non officielle, peut vous valoir des poursuites, des sanctions pénales et des dégâts durables pour votre réputation.
Le risque ne s'arrête pas aux produits. Votre fournisseur peut aussi utiliser sans autorisation des images, des logos, des marques, des designs protégés ou des contenus soumis au droit d'auteur. Si votre boutique les diffuse, c'est vous qui êtes en infraction. Méfiez-vous des produits de marque proposés à des prix anormalement bas, et travaillez avec des fournisseurs fiables, capables de prouver leurs droits.
Publicité mensongère
Vos promesses marketing doivent correspondre exactement à la réalité des produits. Une description trompeuse sur les caractéristiques d'un article, son origine ou ses performances relève des pratiques commerciales trompeuses, sanctionnées par le Code de la consommation. Reprendre telle quelle la fiche de votre fournisseur ne vous protège pas : face au client comme face à l'administration, c'est vous qui commercialisez le produit.
Photos, avis clients, délais de livraison, prix barrés, allégations de performance : tout doit rester vérifiable. Et si vous confiez à l'intelligence artificielle la rédaction de vos fiches produits ou de vos publicités, la règle ne change pas. Relisez, corrigez et validez chaque contenu avant publication.
Litiges avec les fournisseurs
Encadrez chaque relation fournisseur par un contrat écrit qui répartit clairement les responsabilités. Les points critiques : délais de livraison, qualité des produits, gestion des retours et procédure en cas d'article défectueux. Sans accord précis, votre responsabilité peut être engagée sans aucun recours possible.
Privilégiez les fournisseurs qui donnent des informations fiables sur leurs produits, annoncent des délais réalistes, appliquent une politique de retour claire et prouvent la conformité de leurs articles. Un fournisseur peu réactif ou imprécis finit toujours par peser sur votre relation client, même quand le problème ne vient pas de vous. Pour comparer les options, consultez ce classement des meilleurs sites de dropshipping.
Sanctions en cas de non-conformité
Ignorer le cadre légal peut coûter cher. Les autorités françaises disposent de nombreux leviers pour sanctionner les pratiques frauduleuses ou non conformes dans le e-commerce.
La DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) surveille de près la vente en ligne. Ses agents peuvent mener des contrôles inopinés et prendre des mesures contraignantes en cas d'infraction. Leurs cibles : la véracité des informations commerciales, la loyauté des pratiques publicitaires et le respect des droits des consommateurs. Au niveau local, les directions départementales de la protection des populations (DDPP) interviennent aussi, souvent à la suite de plaintes de clients.
Les sanctions financières sont lourdes. Une pratique commerciale trompeuse, comme la publication de faux avis clients ou d'informations mensongères sur un produit, est passible de deux ans d'emprisonnement et de 300 000 € d'amende. Ce montant peut être porté à 10 % du chiffre d'affaires annuel moyen. Côté fiscal, un manquement sur la TVA expose à un redressement assorti de pénalités.
Les infractions les plus graves peuvent mener à des poursuites pénales, après enquête de la brigade financière par exemple, ou devant le parquet national financier pour les fraudes fiscales d'ampleur. La fraude fiscale organisée ou la tromperie systématique des consommateurs peut alors aboutir à des peines d'emprisonnement.
La meilleure défense reste la prévention : une veille juridique régulière, des pratiques commerciales documentées et, si besoin, l'appui d'un professionnel du droit. Investir dans la conformité, c'est protéger la pérennité de votre boutique.
Peut-on faire du dropshipping avant 18 ans ?
Aucune règle ne fixe un âge minimum propre au dropshipping. En pratique, un mineur ne peut toutefois pas gérer seul une activité commerciale, car sa capacité à signer des contrats engageants est limitée. En France, il doit en principe être émancipé, avec l'autorisation d'un juge, pour exercer comme commerçant.
Les plateformes e-commerce et les prestataires de paiement fixent aussi leurs propres limites. Shopify exige par exemple que ses utilisateurs aient au moins 18 ans ou l'âge de la majorité dans leur pays. PayPal impose en général d'être majeur, tandis que les règles de Stripe varient selon le type de compte et le pays.
Avant de créer une boutique, vérifiez donc les conditions de la plateforme, du prestataire de paiement et du statut juridique envisagé. Selon la situation, l'appui d'un parent ou d'un représentant légal sera nécessaire.
Dropshipping sur les marketplaces : les règles à connaître
Vous vendez sur Amazon, eBay, Etsy ou Cdiscount ? En plus de la loi, vous devez respecter les règles propres à chaque marketplace. Certaines imposent d'apparaître comme vendeur officiel sur les documents d'expédition ou d'assumer directement les retours. D'autres limitent fortement le dropshipping, notamment lorsqu'il consiste à revendre des produits disponibles sur une autre plateforme sans accord avec un fournisseur grossiste.
En cas de manquement, la plateforme peut supprimer vos annonces, bloquer vos fonds, restreindre vos privilèges de vente ou suspendre votre compte. Avant de choisir vos canaux, comparez les principaux sites de vente en ligne et leurs conditions.
Amazon
Le dropshipping sur Amazon est autorisé, à condition de respecter la politique de la marketplace :
- Vous devez être le seul vendeur officiel des produits.
- Votre entreprise doit apparaître comme vendeur sur les bordereaux d'expédition, les factures et toutes les informations liées aux produits.
- Toute mention identifiant le fournisseur doit être retirée avant l'expédition.
- Vous devez accepter et traiter vous-même les retours.
- Vous devez respecter votre contrat vendeur et la politique d'Amazon en matière de dropshipping.
eBay
eBay accepte le dropshipping sous conditions :
- Vous devez posséder les articles avant de les mettre en vente, ou avoir conclu un accord avec un fournisseur grossiste qui vous autorise à les vendre.
- Vous devez vous identifier clairement comme vendeur sur les bordereaux et les factures.
- Vous devez garantir la livraison dans les délais annoncés.
- Votre contrat avec le prestataire logistique doit l'empêcher d'utiliser les informations des commandes eBay à d'autres fins.
À noter : acheter un article sur une autre marketplace pour honorer une commande eBay n'est pas autorisé.
Etsy
Etsy interdit le dropshipping, sauf pour les fournitures créatives et de fête. La revente y est également proscrite, à l'exception de certains articles sélectionnés ou sourcés par les vendeurs :
- Les fournitures créatives et de fête.
- Les articles vintage de plus de 20 ans.
- Les paniers garnis.
Pour connaître les alternatives autorisées, consultez ce guide du dropshipping sur Etsy.
AliExpress
AliExpress autorise le dropshipping et propose même des fonctionnalités pour aider les vendeurs à trouver des produits. Avec une application comme DSers, importez les produits dans votre boutique Shopify et automatisez le traitement des commandes. Toute la marche à suivre est détaillée dans ce guide du dropshipping AliExpress.
Gardez en tête les points de vigilance vus plus haut : TVA à l'importation et droit forfaitaire de 3 € pour les produits expédiés hors UE, délais de livraison, conformité aux normes européennes et risque de contrefaçon. Pour des délais plus courts, comparez aussi les alternatives à AliExpress, notamment les fournisseurs basés en Europe.
Comment démarrer légalement son activité de dropshipping
Pour vous lancer dans le dropshipping en toute légalité, quelques étapes administratives sont indispensables :
- Choisissez votre statut juridique : la micro-entreprise offre un cadre simplifié pour débuter, une société s'adapte mieux à un projet de croissance. Retrouvez toutes les étapes pour créer votre entreprise.
- Immatriculez votre activité : déclarez-la sur le guichet unique des formalités d'entreprises pour obtenir votre numéro SIRET.
- Assurez-vous : une assurance responsabilité civile professionnelle protège votre entreprise en cas de litige.
- Organisez votre comptabilité : un suivi rigoureux vous permet de respecter vos obligations fiscales et de gérer sereinement votre TVA.
- Préparez vos documents commerciaux : mentions légales, CGV, politique de confidentialité, politique de retour, informations de livraison et processus de service client. Prêts avant vos premières ventes, ils renforcent la confiance et réduisent les risques de litige.
- Choisissez vos fournisseurs avec méthode : testez les produits, vérifiez les délais, demandez les documents de conformité nécessaires et clarifiez par écrit les responsabilités de chacun.
Le dropshipping fonctionne mieux quand la relation fournisseur repose sur des règles précises, pas sur de simples échanges informels. Pour estimer votre budget de départ, consultez le détail du coût de lancement d'un business en dropshipping.
Pourquoi lancer une activité de dropshipping ?
Le dropshipping séduit de nombreux entrepreneurs parce qu'il réduit les coûts de départ et simplifie la logistique. Il ne supprime aucune responsabilité légale, mais offre plus de souplesse qu'un modèle de vente avec stock :
- Des coûts de démarrage réduits : pas de stock à acheter avant de vendre. Vous payez généralement le fournisseur une fois la commande du client passée.
- Aucun entrepôt à gérer : pas de local à louer ni de stock à manipuler.
- Pas de matières premières à sourcer : votre partenaire gère la fabrication, les variations de prix des matières premières et la chaîne d'approvisionnement.
- Une logistique externalisée : votre fournisseur prépare et expédie les commandes avec ses transporteurs, même si vous restez l'interlocuteur principal du client.
- Une offre facile à tester : essayez plusieurs produits ou fournisseurs avant de vous engager sur une gamme plus large. Avec le dropshipping en marque privée, proposez même des produits à votre marque sans investir dans leur développement.
- Plus de temps pour ce qui fait la différence : acquisition client, design de la boutique, contenu et service client.
Ces avantages ont leur contrepartie : des marges souvent plus faibles, une qualité qui dépend du fournisseur et des retards de livraison qui peuvent écorner votre image. Le succès repose donc autant sur le choix de vos partenaires que sur la qualité de votre boutique. Pour faire le point, voyez si le dropshipping est rentable dans votre situation.
Lancez votre boutique de dropshipping avec Shopify
Avec Shopify, connectez votre boutique à des fournisseurs de dropshipping pour importer automatiquement les fiches produits et leur transmettre les commandes de vos clients. Des applications de dropshipping comme DSers, Syncee ou AI Dropship vous ouvrent l'accès à des fournisseurs du monde entier, dont certains basés en Europe pour des délais plus courts. Pour gagner encore du temps, misez sur le dropshipping automatisé.
FAQ : le dropshipping est-il légal ?
Ai-je besoin d'une licence pour faire du dropshipping ?
Non, aucune licence spécifique n'est exigée en France. Vous devez surtout déclarer votre activité et choisir un statut juridique adapté. Certains produits réglementés nécessitent en revanche des autorisations, des normes spécifiques ou font l'objet de restrictions de vente : vérifiez les règles avant de les proposer.
Quel statut juridique choisir pour faire du dropshipping ?
Tout dépend de votre situation et de vos objectifs. La micro-entreprise convient pour tester votre activité avec des démarches simplifiées. Une société offre davantage de protection et de possibilités de développement.
Comment facturer en dropshipping ?
Émettez une facture à vos clients pour chaque vente, en y appliquant la TVA si vous y êtes assujetti. La facturation entre vous et votre fournisseur suit un circuit distinct, en général sur la base d'un prix de gros ou d'une commission.
Dois-je facturer la TVA sur mes ventes en dropshipping ?
Oui, dès que vous dépassez les seuils de la franchise en base de TVA. Vous appliquez alors la TVA française à vos clients en France, et la TVA du pays de destination pour vos ventes dans l'UE au-delà de 10 000 € par an, déclarée via le guichet unique OSS.
Puis-je faire du dropshipping à l'international légalement ?
Oui, à condition de respecter les règles du pays où votre entreprise est établie, celles des pays où vous vendez et, parfois, celles des pays d'origine des produits. Anticipez la TVA, les droits de douane, les normes produits et les délais de livraison : ils pèsent directement sur vos prix et vos frais d'expédition.
Quels sont les inconvénients du dropshipping ?
Des marges souvent plus faibles que dans un modèle avec stock, car une part importante du prix revient au fournisseur qui stocke et expédie les produits. Vous avez aussi moins de contrôle sur la qualité, les délais et l'emballage, tout en restant responsable du service client. Un retard causé par le fournisseur peut ainsi vous valoir un avis négatif.
Quels produits vendre en dropshipping ?
De nombreuses catégories s'y prêtent : vêtements, bijoux fantaisie, papeterie, jouets, articles pour la maison, produits pour animaux, accessoires de téléphone ou de voiture. Ces marchés comptent beaucoup d'acheteurs habitués à commander en ligne. Évitez en revanche de démarrer avec des produits très réglementés tant que vous n'en maîtrisez pas les obligations.
L'intelligence artificielle change-t-elle les règles juridiques du dropshipping ?
Non. L'IA peut vous aider à rédiger des fiches produits, analyser des données ou améliorer votre marketing, mais elle ne vous exonère d'aucune responsabilité. Si un contenu généré par IA contient une promesse trompeuse, une erreur ou un usage abusif de données personnelles, c'est vous qui en répondez.
Les obligations légales évoluent régulièrement. Faites vos propres vérifications et sollicitez, si nécessaire, des conseils juridiques, fiscaux et professionnels adaptés à votre pays, à vos produits et à vos clients. Pour vendre avec Shopify, vous devez respecter les lois applicables à votre entreprise et à vos clients, ainsi que les conditions d'utilisation et la politique d'utilisation acceptable de Shopify.




